Après le vote de la loi à l'assemblée Nationale en première lecture il s'agit maintenant d'amener les sénateurs à revoir la copie du gouvernement!

Après la forte mobilisation du 7 septembre l'enjeu est de rassembler encore plus de monde dans les manifestations à venir!


Il faut élargir la mobilisation, tous ceux et toutes celles qui n'ont pas participé aux manifestations doivent nous rejoindre, il y a encore une grande marge de progression!


La réponse à cette réforme doit être  à la hauteur de son injustice:

Aggravation des inégalités

sans répondre aux enjeux du long terme  Le recul de l'âge d'ouverture du droit à la retraite de 60 ans à 62 ans, combiné à l'augmentation simultanée de la durée de cotisation, va fortement pénaliser les salariés qui ont commencé à travailler jeunes et qui contribueront plus que les autres au financement du système sans acquérir pour autant le moindre droit supplémentaire.


Le recul de l'âge du taux plein de 65 ans à 67 ans

Va durement aggraver la situation des salariés qui ont eu des parcours professionnels morcelés, en particulier les femmes dont près de 30% font valoir aujourd'hui leurs droits à la retraite à 65 ans pour éviter une pénalité sur leur pension


Ce report des âges légaux va entraîner un prolongement du chômage pour les nombreux salariés qui ne sont plus en activité lorsqu'ils partent à la retraite ce qui les pénalisera financièrement tout en reportant les charges financières sur d'autres comptes sociaux.

La pénibilité du travail n'est pas reconnue dans ses conséquences sur l'espérance de vie des salariés qui y ont été exposés.

 

Le gouvernement confond pénibilité et invalidité, ce n’est pas la nouvelle proposition de 10% d’invalidité pour un départ anticipé  à 60 ans, qui peut nous satisfaire.

 

Le problème demeure !

 

Il est inconcevable que ce soit la société toute entière, qui prenne en charge le cout de la pénibilité, alors que les entreprises ne font aucun effort  pour améliorer la prévention, les  conditions de travail, et les risques professionnels.

 

La loi doit prévoir des négociations par branches pour définir la notion de pénibilité,  les modalités de sa prise en charge, et son financement par les entreprises.

 

Les fonctionnaires

Se voient imposer une hausse drastique du taux de leur cotisation, en période de gel des salaires, conduisant à une baisse importante et injuste de leur pouvoir d'achat.

 

Ce  projet de loi de réforme des retraites fait reposer l'essentiel de l'effort sur les salariés, ne répond ni aux questions d'emploi, en particulier des jeunes et des seniors, ni à la résorption des inégalités, ni au besoin de financement.

Les salariés devraient accepter de payer la facture de la crise financière et économique dont ils ne sont pas responsables !

Pour  la CFDT,  Cette réforme est  inacceptable !

Comment avoir confiance dans un système où les droits sont revus à la baisse au gré des changements de gouvernement ou des aléas économiques?

Comment arriver à un consensus national sur une réforme majeure en quelques mois sans véritables négociations?

Si les données démographiques sont un facteur important, elles sont les mêmes en 2010 qu'en 2003.

Qu’est ce qui à  changé ?

C’est La dégradation des recettes liées à la hausse du chômage,  donc le résultat de la crise financière!

La seule réponse proposée dans l'urgence est donc de faire payer aux salariés les conséquences de cette crise sans prendre la peine de construire des perspectives à long terme qui permettraient de passer le cap 2020/2050, où les besoins en financement seront énormes!

En refusant d'ouvrir un véritable chantier sur la pérennisation du système dés à présent, nous prenons des risques.

Nous demandons au gouvernement de revoir sa copie   sur le cadeau des 67 milliard d’exonérations sociales et fiscales faites au patronat.

 Sinon, on se retrouvera au pied du mur en 2018, non seulement sans avoir abondé le fond de réserve des retraites créé pour passer ce cap démographique difficile, qui est le PAPY BOOM mais au contraire en ayant syfoné son contenu !

Monsieur SARKOSY  Vous volez dans les ressources de ce fond de réserve, vous repoussez à 2018 l’échéance, c'est-à-dire éventuellement à la fin de votre 2ème mandat !

PERSONNE N’EST DUPE !!!!!!!!!!!!

M.SARKOSY, vous nous imposez le rythme de votre calendrier parlementaire  pour cette réforme, en évitant bien sûr d’aborder le problème de fond qui est une autre répartition des richesses crée.

Après l’échec du travailler plus pour gagner plus, la loi TEPA, le bouclier fiscal, vous cherchez une porte de sortie honorable, pour les échéances électorales 2012.

Ce n'est pas cela faire preuve de courage, comme vous ne cessez de le claironner!

Pour la CFDT, Le véritable courage serait pour une fois de mener une politique à long terme, de construire dans le temps une réforme avec tous les acteurs, et pourquoi pas un GRENNELLE sur les retraites, pour garantir dans la durée, le financement des retraites en levant les inquiétudes des futurs retraités et en faisant adhérer les jeunes à un dispositif qui leur donne confiance dans l'avenir.
C’est pour cette raison que nous sommes aussi nombreux
dans la rue Ce 23 septembre

Alors non, Messieurs Sarkosy, Fillon et Woerth, en bricolant à la va-vite une réforme à court terme, vous ne résolvez rien.

 Ce dossier ne doit pas se refermer  avec le vote de la loi par le parlement !!!

Il faut maintenir la pression pour obtenir l'ouverture de véritables discussions, pour faire évoluer ensemble le système de retraites et en assurer son financement équitable.

Si nous sommes aussi nombreux en France, il sera difficile pour le gouvernement de faire sans nous.

Restons déterminés. Merci de votre écoute.

 

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