ACTION REVENDICATIVE

CONSEIL UIS DU 02 DECEMBRE 2011

 

 

L'Europe tergiverse depuis tant d'année autour de son statut politique qu'elle est rattrapée  et attaquée par les marchés financiers sans avoir construit les outils nécessaires pour répondre aux attaques.

 

Le syndicalisme européen en est à peu près au même stade!

L'adoption du projet constitutionnel en 2005 aurait imposé la construction d'un contre pouvoir fort au niveau européen. On en est encore loin aujourd'hui comme on est encore loin d'un rapprochement syndical au niveau national. 

 

Après avoir fait le choix ultralibéral de financer durant des décennies les budgets par l'emprunt plutôt que par l'impôt, nos gouvernants se veulent soudainement les chantres de la rigueur !

L'équilibre des finances publiques est paré de toutes les vertus, le recours à la dette est devenu insupportable!

 

La CFDT a depuis longtemps tiré la sonnette d'alarme en soulignant qu'un État trop endetté perd de son autonomie politique. Aujourd'hui les politiques menées sont dictées par les agences de notation. Les États votent des budgets de rigueur pour satisfaire les marchés en espérant garder le triple A pour emprunter moins cher!

 

Il est a noté que le mot rigueur qui était imprononçable avant l'été devient aujourd'hui le thème préféré du gouvernement et un thème central de la campagne du futur candidat Sarkozy.

 

Après la loi TEPA, la multiplication des cadeaux fiscaux aux plus aisés, l'augmentation exponentielle de la dette au cours de son mandat, le président Sarkozy va se représenter en ventant: les vertus de la rigueur,  la nécessité de voter des budgets équilibrés en réduisant les dépenses et les services publics, attaquer les 35H cause de tous les mots et augmenter les recettes en préservant les avantages des plus riches!

 

Ce sont donc les tenants depuis des années de cette Europe ultra libéral  qui vont s'appuient sur la crise pour faire peser sur les peuples le poids de leurs erreurs et en profiter pour réduire les avantages  sociaux but de toute politique libérale!

 

Il n'y a pas à dire certains retombent toujours sur leurs pieds pendant que d'autres se cassent la gueule!   

 

En France la partie a déjà commencée et les carences de nos hommes politiques se traduisent par des jours de carences supplémentaires pour les salariés malades!

 

Ou du moins devait se traduire par un quatrième jour de carence dans le privé avant le recul du gouvernement qui propose désormais une baisse des indemnités de maladie pour les salaires dépassant 2.500 euros bruts. Seuls les fonctionnaires garderont de ces errements un jour de carence sans compensation.

 

Il est inacceptable de désigner les salariés en arrêt maladie comme responsables des déficits de la Sécurité sociale (les indemnités journalières représentent 2,5% du budget de la Sécurité sociale).

 

Il est plus inacceptable encore de désigner tous les salariés comme des fraudeurs potentiels et d’envisager de les sanctionner.

Si la fraude existe, elle doit être recherchée là où elle se trouve : dans le travail non déclaré (9 à 15 milliards d’euros), ainsi que chez les praticiens complaisants qui déshonorent leur profession.

 

Il est inadmissible d’utiliser les malades comme bouc-émissaire quand on refuse de remettre en cause les exonérations sur les heures supplémentaires (4 milliards d’euros) et qu’on laisse prospérer des paradis fiscaux qui détournent des dizaines de milliards d’euros à l’échelle de la France.

 

Le plan de rigueur du gouvernement  fait l’impasse sur toute mesure de relance et de soutien à l’activité et à l’emploi. On assiste à un saupoudrage de mesures, notamment sur les prestations sociales : santé, retraites, allocations familiales.

De même, la CFDT condamne « l’accélération de la réforme des retraites de 2010, déjà injuste, qui rapporte peu, inquiète les salariés et ne sert qu’à envoyer un signal aux agences de notation « 

 

La CFDT s’indigne qu’au cœur de cette crise le gouvernement choisisse le populisme et la dénonciation calomnieuse plutôt que la solidarité et la cohésion sociale.

 

 


L'EMPLOI

 

Sur le front de l'emploi, pas d'amélioration au troisième trimestre en France. Le taux de chômage au sens du Bureau international du travail (BIT) a progressé de 0,2 point au troisième trimestre à 9,3% en moyenne en métropole.

Le nombre de chômeurs ressort à 2.631 millions en métropole, soit 51.000 de plus qu'au deuxième trimestre.

Sur un an, le taux de chômage en France recule de 0,1 point au troisième trimestre. Le taux de chômage des 15-24 ans a diminué nettement au troisième trimestre : à 21,6%, il recule de 0,1 point par rapport au deuxième trimestre et de 2,1 points sur un an.

Selon les chiffres publiés lundi par le ministère du Travail et Pôle Emploi, en octobre le nombre de demandeurs d'emploi a augmenté pour atteindre son plus haut niveau depuis décembre 1999 à plus de 2,8 millions de personnes (+34.400 soit une hausse de 1,2%) en France métropolitaine pour la catégorie A (personnes n'ayant exercé aucune activité au cours du mois).

En ajoutant les personnes exerçant une activité réduite (catégories B et C), le nombre de demandeurs d'emploi a progressé de 0,4%, soit 17.200 personnes de plus en un mois, pour atteindre 4.193.000.

Marché du travail en septembre 2011 : évolution mensuelle et annuelle de la DEFM (demande d'emploi fin de mois) pour la Catégorie A

 

 

Évolution mensuelle

Évolution annuelle

France

+0,9%

+3%

Aquitaine

-0,8%

+3,4%

Pays-Basque

-0,1%

+2,9%

 

 

Marché du travail en septembre 2011 : évolution annuelle de la DEFM Cat A par type de public

 

 

Femmes :

Aquitaine : +5,9%

Pays Basque : +4,4%

Moins de 25 ans :

Aquitaine : -2,1%

Pays Basque : -2,4% 

50 ans et plus :

Aquitaine : +14,2%

Pays Basque : +12,6%

 

 

Les inscriptions (IDE) pour les catégories 1, 2 et 3 (cumul à fin octobre par rapport au cumul 2010) :

Aquitaine : +3,5% soit 8737 demandeurs d'emploi supplémentaires

Pays Basque : chiffres non significatif car la base à changer avec le remaniement du bassin

 

Principaux motifs d'inscription de la DEE (demande d'emploi enregistrée) en Aquitaine : évolution 2011/2010

Fin de CDD : +11% et 23% de la DEE

Reprise d'activité : +12,2% et 7,4% de la DEE

Fin de mission d'intérim : +5,5% et 4,5% de la DEE

Démission : -0,2% et 3,8% de la DEE

Licenciement économique : -6,9% et 2,3% de la DEE

Premières entrées : -19,9% et 4,1% de la DEE

 

Principaux motifs de sortie de la demande d'emploi (DES) en Aquitaine : évolution 2011/2010

Reprise d'emploi : +9,5% et 19,8% de la DES

Absence au contrôle : -0,7% et 36,3% de la DES

Arrêt de recherche : +18,8% et 7,9% de la DES

Entrée en stage : +11,8% et 6,2% de la DES

Les offres d'emploi enregistrées (OEE) et satisfaites (OES) à fin octobre 2011/2010 /

Aquitaine : OEE +6,5% et OES +7,4%

France : OEE +3,3% et OES +5,1%

Pays Basque : OEE +9,8% et OES +11,8%

 

Le Smic est porté à 9,19 euros ce 1er décembre

Comme prévu, ce 1er décembre, le Smic sera revalorisé. Le salaire minimum s'élèvera désormais à 1.393,82 euros bruts par mois, soit une augmentation de 28,82 euros.

 

Cette décision fait suite à l'augmentation de l'inflation de 2,1% sur un an annoncée le 8 novembre dernier par la direction générale du travail (DGT). Mais cette revalorisation correspond au strict minimum légal puisque, depuis 1970, le Smic est revalorisé selon l'inflation et l'évolution du pouvoir d'achat du salaire horaire de base ouvrier (SHBO).

Depuis 2007, le Smic n'a obtenu aucun "coup de pouce".

Augmentation du Smic au 1er décembre: le ministre fait le minimum pour les fonctionnaires !

Suite à l’augmentation automatique de 2,1 % du Smic au 1er décembre 2011, la CFDT Fonctions publiques a écrit au ministre le 14 novembre 2011 pour lui demander de revaloriser les indices des débuts de carrière des agents C dont le traitement se situera en-dessous du salaire minimum du privé.

Dans sa lettre datée du 14 novembre, le ministre reconnaît que le minimum Fonction publique sera inférieur de 27,88 € comme nous l’indiquions dans une précédente dépêche.

Mais le ministre ne suit pas notre demande d’attribution de points d’indice pour les échelons concernés. Il se limite à faire jouer l’indemnité différentielle prévue par le décret n° 91-769 du 2 août 1991. Il fait le choix de la mesure la moins honorable qui n’est qu’un pis-aller. Sans attribution d’indices supplémentaires, le traitement minimum Fonction publique sera, officiellement, inférieur au Smic.

La CFDT saura lui rappeler lors de la réunion qui devrait se tenir sur ce sujet avant la mi-décembre.

 

 

 

Janvier 2012
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