Historique de la CFDT
1919 : création de la CFTC (confédération à référence chrétienne) qui « s’inspire dans son action de la doctrine sociale définie dans l’encyclique Rerum Novarum »*.
1964 : Naissance de la CFDT (Confédération Française Démocratique du Travail) : Lors du congrès de la CFTC en novembre 1964, une majorité de 70% des congressistes décide d’abandonner la référence chrétienne et souhaite orienter l’organisation syndicale vers la laïcité.
La CFTC a dû se recréer et elle est à ce jour très minoritaire oscillant entre 2 et 7 % aux élections professionnelles.
Se pose aussi la question de la dépendance aux partis politiques :
la CFDT prend longtemps des positions en faveur de la gauche, de l’auto gestion et porte souvent des actions convergentes avec les partis de gauche et notamment avec le PS. Ceci réduira le libre arbitre de l’organisation syndicale. Aussi, à partir de 1977/ 1978 la CFDT décide d’effectuer un recentrage sur les objectifs uniquement syndicaux de défense des intérêts des salariés.
La CFDT est la seule organisation syndicale à avoir réussi son indépendance vis-à-vis des partis politiques. Elle négocie ou s’oppose tant vis-à-vis de la droite que de la gauche et porte son propre regard sur la réalité. Cette indépendance lui vaut actuellement l’opposition des partis politiques, des autres organisations syndicales qui ne recherchent pas la seule défense objective des intérêts des salariés. A ce jour, la CFDT est de loin la première organisation syndicale en nombre d’adhérents (près de 800.000 adhérents) et la 2ème organisation syndicale au plan des élections professionnelles. Après le départ d’une frange extrémiste au moment des retraites, elle retrouve un nouvel essor avec un renouveau des adhésions.
C’est le type de syndicalisme qu’elle porte, syndicalisme de proposition, réformiste et responsable, qui fait tout son attrait.
Depuis plusieurs années, les autres organisations syndicales utilisent des moyens peu louables pour contester à la CFDT son type de syndicalisme (réformisme et force de proposition, comme l’immense majorité des organisations syndicales européennes)
Lors de la 1ère réforme sur les retraites en 1995, FO a attaqué la CFDT (violences physiques contre Nicole NOTAT) ; en 2003 lors de la réforme de la prise en charge des droits au chômage des intermittents du spectacle, nous avons assisté à une stratégie nationale de la CGT, d’occupation des locaux de la CFDT, avec parfois des vols et ou des mises à sac, des menaces verbales et physiques sur les personnels et les militants. Face à ces actions indignes du mouvement syndical, qui bafouent les fondements de la démocratie et sont plus proches des méthodes fascisantes, la CFDT préfère instruire les salariés sur l’histoire que porte chacune des organisations syndicales et sur les valeurs qu’elles soutiennent.
Pour la CFDT, qui réprouve ces méthodes d’un autre âge, seuls l’intérêt général et la défense des salariés restent notre objectif unique. Cela passe par la négociation comme dans la plus grande partie des pays de la Communauté Européenne. Le rôle d’un syndicat n’est pas de mesurer, d’une façon partisane, les propositions selon le bord politique du pouvoir en place, dans la mesure où celui-ci a été démocratiquement élu et qu’il défend les fondements de la république, mais d’analyser objectivement ce qui va dans l’intérêt des salariés, chômeurs et retraités que nous représentons.
En résumé la CFDT c’est : la référence aux valeurs chrétiennes puis humanistes, le réformisme responsable et de propositions
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